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Nutrition du sportif

Pourquoi faire appel à une diététicienne en nutrition du sportif à Arras ?

23 min de lecture

Coureuse et nutrition du sportif

La nutrition du sportif ne se résume ni à une liste d’aliments permis, ni à une boisson miracle avalée avant le départ d’une course. C’est une façon d’organiser vos repas autour de vos entraînements pour disposer d’énergie au bon moment, récupérer entre deux séances, rester en bonne santé sur toute une saison et aborder vos compétitions avec sérénité. Au cabinet du 7 rue de la Taillerie, en plein centre d’Arras, Laëtitia Knopik, diététicienne nutritionniste diplômée d’État et titulaire d’un diplôme universitaire de nutrition du sportif, accompagne les pratiquants de tous niveaux, du joggeur du dimanche au compétiteur qui prépare une échéance importante. Cette page détaille comment se construit ce suivi, ce qu’il apporte concrètement au quotidien et les erreurs fréquentes qu’il permet d’éviter, sans régime type ni menu tout fait.

Que change un diplôme universitaire de nutrition du sportif dans l’accompagnement ?

Le diplôme d’État de diététicien forme à l’alimentation de toutes les populations, en bonne santé comme en situation de maladie. Le diplôme universitaire de nutrition du sportif, que j’ai obtenu à Paris, ajoute une spécialisation précise : physiologie de l’effort, filières énergétiques, gestion des réserves de glycogène, besoins propres à chaque famille de disciplines, hydratation dans des conditions variées, récupération, particularités des jeunes sportifs et cadre réglementaire des compléments alimentaires. Concrètement, cette double formation me permet de parler le même langage que vous lorsque vous évoquez vos séances de fractionné, votre programme de musculation ou votre calendrier de matchs, tout en conservant le regard global d’une professionnelle de santé. L’objectif n’est jamais de transformer votre assiette en protocole de laboratoire : il s’agit de traduire des connaissances scientifiques en repères simples, applicables dans une vraie vie faite d’un travail, d’une famille, d’horaires parfois contraints et d’envies de plaisir à table. C’est ce passage de la théorie au quotidien qui donne sa valeur à un accompagnement spécialisé en nutrition sportive à Arras.

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Le socle de diététicienne diplômée d’État et la spécialisation en nutrition du sportif se rejoignent pour construire un plan qui vous ressemble.

Une spécialisation qui repose sur le socle du diplôme d’État

Un sportif reste avant tout une personne, avec parfois un terrain de santé particulier : diabète, trouble thyroïdien, allergie ou intolérance, trouble digestif, antécédent cardiovasculaire, grossesse ou reprise après l’accouchement. Le socle de diététicienne nutritionniste diplômée d’État garantit que ces éléments passent avant toute recherche de performance. Une personne sujette au syndrome de l’intestin irritable ne s’alimentera pas avant une sortie longue comme quelqu’un qui digère tout sans difficulté, et un triathlète vivant avec un diabète de type 1 aura besoin d’une coordination étroite avec son équipe médicale. Dans ces situations, l’accompagnement diététique complète le suivi médical et ne modifie jamais un traitement : je travaille en cohérence avec votre médecin traitant ou votre spécialiste, qui reste votre interlocuteur pour toute question médicale.

Quels sportifs accompagner en nutrition du sportif à Arras ?

Il n’existe aucun niveau minimal pour consulter. Les pratiquants concernés ont des profils très variés : personnes qui reprennent une activité après une longue pause, coureurs qui préparent un premier semi-marathon, cyclistes du week-end, nageurs de club, joueurs de football, de rugby, de handball ou de basket, adeptes de musculation ou de crossfit, triathlètes qui enchaînent trois disciplines dans la même semaine. Ce qui les réunit, c’est souvent une question précise : manquer d’énergie en fin de séance, mal digérer pendant l’effort, récupérer lentement, enchaîner les petites blessures, vouloir ajuster sa composition corporelle sans perdre en forme, ou simplement ne plus savoir quoi croire face aux conseils contradictoires. La nutrition du sportif s’adapte à chacune de ces situations, parce que les besoins d’un marathonien et ceux d’un pilier de rugby n’ont presque rien en commun, et que ceux d’un même athlète évoluent entre la préparation, la période de compétition et la coupure de fin de saison. Le suivi part donc toujours de votre pratique réelle, et non d’un modèle standard.

Loisir et reprise

Retrouver de l’énergie, bouger avec plaisir et construire des habitudes durables sans se priver.

marchefitnessreprise

Endurance

Gérer les réserves d’énergie, l’hydratation et le confort digestif sur les efforts longs.

coursevélotriathlon

Force et puissance

Soutenir la construction musculaire avec des apports répartis, sans excès inutile.

musculationcrossfit

Sports collectifs

Tenir l’intensité jusqu’au coup de sifflet final et récupérer entre deux matchs rapprochés.

footballrugbyhandball

Sportifs de loisir et reprise d’activité

Pratiquer deux ou trois fois par semaine pour le plaisir ou la santé ne demande pas une alimentation spéciale, mais une alimentation bien organisée. Les questions les plus courantes concernent l’horaire : faut-il manger avant la séance de 18 heures quand on a déjeuné à midi, courir à jeun le matin a-t-il un intérêt, comment éviter le coup de fatigue au retour du club et la fringale du soir qui s’ensuit ? Lors d’une reprise, l’enthousiasme pousse parfois à associer le sport à une restriction alimentaire marquée, dans l’espoir d’aller plus vite. C’est souvent contre-productif : l’énergie manque, les courbatures durent, la motivation s’effrite et le risque de blessure augmente. Je vous aide plutôt à trouver un rythme de repas compatible avec vos créneaux, à placer une collation simple quand l’écart est trop long et à repérer ce qui vous réussit. Les repères du PNNS, comme au moins cinq fruits et légumes par jour ou des féculents à chaque repas, restent la base, et la pratique sportive vient s’y ajouter sans tout bouleverser.

Disciplines d’endurance : course, vélo, triathlon, natation

Dans les sports d’endurance, l’enjeu principal est la gestion de l’énergie sur la durée. Les muscles puisent dans leurs réserves de glycogène, qui sont limitées, et la qualité de l’alimentation des jours précédents conditionne directement ce que vous pourrez donner en fin de sortie longue. La digestion pendant l’effort constitue le deuxième défi : secousses de la course à pied, position penchée sur le vélo, enchaînement nage, vélo et course du triathlon mettent l’estomac à rude épreuve. Nausées, ballonnements ou urgences digestives ne sont pas une fatalité, et un travail progressif sur le choix des aliments, leur texture et leur moment de consommation améliore souvent nettement le confort. Pour tous ces sportifs, j’examine le volume hebdomadaire, les séances clés et les sorties longues afin d’ajuster les apports aux jours qui le demandent réellement, plutôt que de manger la même chose tous les jours.

Force, puissance et sports collectifs

En musculation, en crossfit ou dans les disciplines de puissance, les questions portent surtout sur les protéines, la prise de masse musculaire et parfois sur l’affinement de la silhouette. La construction musculaire dépend d’abord de l’entraînement, du sommeil et d’un apport énergétique suffisant ; les protéines y contribuent, mais leur excès n’apporte aucun bénéfice supplémentaire. Les sports collectifs combinent quant à eux des efforts intermittents intenses, des phases de récupération courtes, des contacts parfois rudes et un calendrier chargé qui peut imposer deux matchs rapprochés ou des déplacements tardifs. Football, rugby, handball et basket demandent donc à la fois de l’énergie disponible pour les sprints répétés, une bonne hydratation et une récupération efficace entre les rencontres. L’accompagnement prend en compte ces nuances et s’intéresse également au repas d’après match, souvent négligé ou remplacé par ce qui se trouve à portée de main.

Repas de récupération en nutrition du sportif
Un repas de récupération réunit des féculents, une source de protéines, des légumes et de quoi se réhydrater.

Comment se déroule le bilan en nutrition du sportif ?

Le premier rendez-vous est un bilan diététique complet d’environ 45 minutes à une heure, au cabinet d’Arras ou en visioconférence, au tarif de 60 euros. Il sert à comprendre votre pratique et votre alimentation dans leur ensemble avant de proposer quoi que ce soit. Nous parlons de votre discipline, de votre niveau, de vos objectifs pour la saison, de votre histoire sportive, mais aussi de votre santé, de votre sommeil, de votre travail et de votre organisation familiale, car tout cela influence ce que vous mangez réellement. À la fin du bilan, nous fixons ensemble deux ou trois priorités concrètes, plutôt qu’une longue liste de changements difficiles à tenir. Les consultations de suivi, au même tarif, permettent ensuite d’ajuster au fil des semaines et des résultats sportifs.

  1. Échange initialDiscipline, objectifs, santé, rythme de vie et habitudes alimentaires.
  2. Analyse de la chargeSéances clés, volume hebdomadaire et dates des compétitions.
  3. PrioritésDeux ou trois changements réalistes choisis ensemble.
  4. Essais à l’entraînementTester collations, boissons et repas avant de les utiliser en course.
  5. Suivi et ajustementsFaire évoluer le plan selon la saison et vos sensations.

Votre entraînement et votre calendrier sportif

L’alimentation d’un sportif se pense en fonction de sa charge d’entraînement. Je vous demande donc de décrire une semaine type : nombre de séances, durée, intensité, horaires, jours de repos, ainsi que les éventuels entraînements doubles. Le calendrier de la saison est tout aussi important : dates des compétitions principales, périodes de préparation foncière, phases d’affûtage, trêves et coupures. Une même personne n’a pas les mêmes besoins en plein cycle de préparation d’un marathon et pendant les semaines de récupération qui suivent la course. Cette lecture permet de périodiser l’alimentation, c’est-à-dire d’ajuster les quantités et la place de certains aliments selon les moments de l’année, comme on périodise l’entraînement.

Composition corporelle : un repère parmi d’autres

La composition corporelle, c’est-à-dire la répartition entre masse musculaire, masse grasse et eau, intéresse beaucoup de sportifs. Elle peut être utile pour suivre une évolution, à condition de rester un repère parmi d’autres et jamais une fin en soi. Les méthodes accessibles hors laboratoire donnent des estimations sensibles à l’hydratation, à l’heure de la journée ou au dernier repas ; une valeur isolée ne veut donc pas dire grand-chose, seule une tendance mesurée dans des conditions comparables peut éclairer. Je vous propose de croiser ces éléments avec des indicateurs plus parlants : vos performances, votre récupération, votre énergie au quotidien, la qualité de votre sommeil, l’évolution de vos mensurations quand c’est pertinent. Cette approche évite de courir après un chiffre, un travers fréquent dans les disciplines où l’apparence ou le poids semblent compter. Si la balance ou les mesures deviennent une source d’inquiétude, nous pouvons tout à fait les mettre de côté pour nous concentrer sur vos sensations et vos résultats sportifs.

Votre bilansportif SéancesCalendrierCompositionAssietteDigestionSommeil
Le bilan en nutrition du sportif relie six dimensions : séances, calendrier, composition corporelle, assiette, digestion et sommeil.

Avant, pendant, après l’effort : les temps forts de la nutrition du sportif

La journée alimentaire d’un sportif s’organise autour de trois moments clés, qui n’ont ni les mêmes objectifs ni les mêmes aliments. Avant l’effort, il s’agit d’arriver avec des réserves suffisantes et un estomac léger ; pendant, de maintenir l’hydratation et, pour les efforts longs, un apport d’énergie régulier ; après, de reconstituer ce qui a été utilisé et de favoriser la réparation musculaire. Le blog détaille spécifiquement le repas avant une compétition ; ici, l’idée est de montrer comment ces trois temps s’articulent dans un accompagnement personnalisé, séance après séance. La plupart des erreurs viennent d’un décalage entre la théorie et la pratique : un repas copieux trop proche de l’entraînement, une boisson testée pour la première fois le jour de la course, une récupération oubliée parce qu’on rentre tard. En consultation, nous construisons des routines simples et reproductibles pour chacun de ces moments, que vous testez d’abord à l’entraînement avant de les utiliser en compétition.

Avant Pendant Après Repas digestecollation légère Eau régulièreglucides si long Réhydratationglucides + protéines réserves d’énergie
Avant, pendant et après l’effort : chaque temps a son objectif, ses aliments et son rythme.

Avant l’effort : partir avec des réserves pleines et un estomac léger

Le repas qui précède un entraînement important doit être digeste et suffisamment énergétique, pris assez tôt pour que la digestion soit avancée au moment du départ. En pratique, beaucoup de sportifs se sentent bien avec un repas complet plusieurs heures avant, puis éventuellement une petite collation plus proche de la séance. Les féculents y occupent une place importante, accompagnés d’une portion modérée de protéines, tandis que les aliments très gras, très épicés ou très riches en fibres sont souvent limités juste avant l’effort, car ils ralentissent la vidange de l’estomac. Ces principes varient beaucoup d’une personne à l’autre : certains coureurs tolèrent une banane vingt minutes avant de partir, d’autres ont besoin de deux heures sans rien manger. Je vous aide à trouver votre propre formule, en tenant compte de l’heure de l’entraînement, de son intensité et de votre sensibilité digestive, puis à la répéter jusqu’à ce qu’elle devienne un automatisme.

Pendant l’effort : quand faut-il s’alimenter ?

Pour une séance d’une heure environ à intensité modérée, de l’eau suffit généralement, à condition d’être parti bien hydraté et correctement nourri. Au-delà, et notamment pour les sorties longues, les matchs prolongés ou les compétitions d’endurance, un apport régulier de glucides aide à retarder la fatigue et à préserver la lucidité en fin d’effort. Cet apport peut prendre différentes formes : boisson de l’effort, fruits secs, pâte de fruits, barres faites maison, compotes en gourde. Le point décisif est la tolérance digestive, qui s’entraîne : l’intestin s’habitue progressivement à recevoir de l’énergie pendant l’exercice, à condition de commencer par de petites quantités et d’augmenter peu à peu lors des séances longues. Tester un ravitaillement le jour de la course est la meilleure façon de s’exposer à des troubles digestifs. Pendant le suivi, nous établissons un plan de ravitaillement précis, avec les quantités, la fréquence et les produits simples que vous avez validés, adapté à la durée prévue de votre épreuve et aux conditions météorologiques.

Après l’effort : récupérer sans obsession du chrono

La récupération nutritionnelle poursuit trois objectifs : réhydrater, reconstituer les réserves d’énergie et apporter de quoi réparer les fibres musculaires sollicitées. Un repas ou une collation associant des glucides et des protéines, accompagné de boisson, répond à ces trois besoins. On entend souvent parler d’une fenêtre très courte après la séance, qu’il faudrait absolument respecter ; en réalité, la priorité dépend du contexte. Si vous vous entraînez de nouveau le lendemain matin ou deux fois dans la même journée, manger assez rapidement après l’effort prend tout son sens. Pour un pratiquant qui s’entraîne tous les deux ou trois jours, le repas suivant, s’il est complet et pris dans un délai raisonnable, remplit généralement très bien ce rôle. Les situations délicates sont celles où l’appétit est coupé après une séance intense ou où l’on rentre tard : je vous propose alors des options faciles à préparer à l’avance, comme un laitage avec des fruits et des céréales, ou un plat complet réchauffé en quelques minutes.

Hydratation du sportif : boire suffisamment, sans excès

L’eau est le premier nutriment de la performance. Même une déshydratation modérée peut réduire l’endurance, la force, la coordination et la concentration, tandis qu’une consommation excessive pendant les efforts très longs expose à l’inverse à un déséquilibre en sodium potentiellement dangereux. L’article consacré à l’hydratation du sportif approfondit les mécanismes ; au cabinet, l’objectif est de définir votre stratégie d’hydratation personnelle, car les pertes en sueur varient fortement d’une personne à l’autre, selon le gabarit, l’intensité, la tenue et surtout la température. Boire régulièrement tout au long de la journée, et pas seulement pendant la séance, constitue la première règle. Une méthode simple consiste à vous peser avant et après un entraînement représentatif : chaque kilo perdu correspond approximativement à un litre d’eau éliminé, un repère utile pour ajuster vos apports. Pour obtenir une première estimation, le calculateur ci-dessous donne un besoin indicatif selon votre poids, votre durée de sport et la chaleur.

Chaleur, sudation et signes de déshydratation

Les journées chaudes, les salles mal ventilées et les épreuves estivales augmentent nettement les pertes en eau et en sels minéraux. Certains sportifs transpirent abondamment, d’autres beaucoup moins, et la présence de traces blanches sur les vêtements signale souvent une sueur riche en sodium. Plusieurs signaux doivent alerter : une soif marquée, des urines foncées et peu abondantes, une baisse de régime inhabituelle, des maux de tête ou des vertiges. Attendre d’avoir très soif pour boire n’est pas idéal pendant les efforts prolongés, mais boire de façon excessive sans tenir compte de ses pertes ne l’est pas davantage. Pendant le suivi, nous déterminons ensemble une stratégie selon les saisons : gourde toujours disponible, eau fraîche mais pas glacée, boisson adaptée aux efforts longs, et réhydratation progressive après l’entraînement, à laquelle participent aussi les fruits, les légumes, les soupes et les laitages.

petites gorgées Soif marquéeUrines foncéesBaisse de régime
Boire par petites gorgées régulières et surveiller trois signaux simples d’alerte.

Eau, boisson de l’effort et sodium : que choisir ?

Pour la grande majorité des séances courtes, l’eau reste la boisson de référence. Une boisson de l’effort, contenant des glucides et du sodium, devient intéressante pour les efforts longs, les séances intenses par temps chaud ou les compétitions qui s’étalent sur plusieurs heures : elle apporte à la fois de l’énergie, de l’eau et une partie des sels perdus dans la sueur. Elle peut être achetée ou préparée à la maison, à partir d’eau, d’un jus de fruit et d’une pincée de sel, selon des proportions à ajuster avec votre diététicienne pour qu’elle reste bien tolérée. Les sodas et les boissons dites énergisantes, souvent riches en caféine, ne sont pas conçus pour l’effort et ne sont pas adaptés, en particulier chez les jeunes. Quant aux eaux riches en minéraux, elles ont leur place dans l’alimentation habituelle mais ne remplacent pas une stratégie construite. Le choix dépend donc de la durée, de l’intensité et des conditions de chaque séance, et c’est ce raisonnement que je vous aide à acquérir pour décider seul le moment venu.

Énergie, glucides et protéines : les vrais besoins du sportif

Un sportif a d’abord besoin d’énergie en quantité suffisante, apportée par une alimentation variée. Les glucides constituent le carburant principal des efforts soutenus, les protéines participent à l’entretien et à la réparation des muscles, les lipides de qualité soutiennent de nombreuses fonctions, et les vitamines et minéraux, apportés notamment par les fruits, les légumes, les légumineuses et les produits céréaliers complets, accompagnent l’ensemble. Aucun de ces nutriments ne doit être diabolisé : les régimes très pauvres en glucides, à la mode dans certains milieux, peuvent pénaliser les séances intenses, et l’excès de protéines n’accélère pas la progression. En consultation, je ne vous donne pas de nombre de calories à atteindre ; nous travaillons sur la composition des assiettes, les quantités ressenties, les signaux de faim et l’adaptation aux jours d’entraînement. Cette approche, plus souple, se révèle plus durable et permet de garder le plaisir de manger, qui compte autant pour la motivation que pour la santé.

SituationPriorité nutritionnelle
Jour de reposLégumes et fruits généreux, féculents présents mais modérés, protéines réparties sur la journée.
Séance courte et modéréeRepas habituels équilibrés, eau pendant la séance, repas suivant complet.
Séance longue ou intenseFéculents plus présents la veille et le jour même, ravitaillement testé, récupération rapide.
Deux entraînements le même jourCollation de récupération dès la fin de la première séance, hydratation continue.
Période de compétitionAliments connus et bien tolérés, fibres limitées juste avant, horaires anticipés.
Blessure ou coupureApports ajustés à l’activité réduite, protéines et qualité globale maintenues.

Les glucides, un carburant ajusté à la charge d’entraînement

Les glucides complexes (pâtes, riz, pain, pommes de terre, semoule, légumineuses, flocons d’avoine) alimentent les réserves de glycogène dans les muscles et le foie. Plus l’entraînement est long et intense, plus ces réserves sont sollicitées, et plus il devient important de les reconstituer. C’est pourquoi la part de féculents dans l’assiette gagne à varier selon les jours : modérée lors d’une journée de repos, plus généreuse la veille et le jour d’une séance exigeante. Ce principe de modulation est plus pertinent qu’une consommation identique tous les jours, qu’elle soit trop faible ou trop élevée. Les produits sucrés trouvent aussi leur place, notamment pendant et juste après l’effort, où ils sont faciles à digérer et rapidement utilisés. Le reste du temps, on privilégie les versions complètes ou semi-complètes, qui apportent davantage de fibres, en visant le repère d’environ 25 à 30 grammes de fibres par jour, sauf dans les heures précédant une compétition où l’on allège volontairement pour préserver le confort digestif.

Jour de repos Séance modérée Grosse charge Légumes Féculents Protéines proportions indicatives, à ajuster avec votre diététicienne
La part de féculents grandit avec la charge d’entraînement, tandis que les protéines restent stables.

Les protéines : répartir plutôt qu’accumuler

Les besoins en protéines d’un sportif sont un peu plus élevés que ceux d’une personne sédentaire, mais ils sont très souvent couverts par une alimentation variée et suffisante. Viande, poisson, œufs, produits laitiers, légumineuses, tofu, céréales associées aux légumes secs : les sources animales et végétales se complètent, et une alimentation végétarienne bien construite convient parfaitement à la pratique sportive. Plus que la quantité totale, c’est la répartition qui compte : des protéines présentes à chaque repas, et au besoin dans une collation de récupération, sont mieux utilisées qu’un apport concentré sur le dîner. Les poudres protéinées ne sont pas indispensables ; elles peuvent dépanner dans certaines situations, mais ne remplacent pas un repas et posent la question de leur qualité et de leur composition. Un excès durable de protéines ne rend pas plus fort : il prend la place d’autres aliments utiles, notamment des féculents et des végétaux, et n’apporte aucun bénéfice supplémentaire sur la construction musculaire.

Poids de forme sans excès et vigilance au sous-apport énergétique

Beaucoup de sportifs souhaitent atteindre un poids de forme, c’est-à-dire le poids auquel ils se sentent bien, performants et en bonne santé. Cet objectif est légitime s’il reste raisonnable et progressif, sans restriction sévère ni pesée quotidienne anxieuse. Le principal danger est le sous-apport énergétique prolongé : quand l’alimentation ne couvre plus les dépenses de l’entraînement et de la vie courante, l’organisme se met en économie. Les spécialistes parlent de déficit énergétique relatif dans le sport. Fatigue persistante, baisse des performances, blessures à répétition, fractures de fatigue, infections fréquentes, irritabilité et, chez les femmes, troubles ou absence de règles doivent alerter. Ces signes justifient toujours un avis médical, car ils peuvent avoir d’autres causes et nécessitent un bilan. Mon rôle est d’accompagner une évolution de poids éventuelle sans mettre en danger la santé ni la pratique, et de repérer tôt une relation à l’alimentation qui deviendrait trop rigide ou source de souffrance.

Ravitaillement en nutrition sportive
Un ravitaillement simple, testé à l’entraînement, rassure le jour de la compétition.

Périodes de compétition : adapter la nutrition du sportif au calendrier

Les semaines de compétition concentrent les inquiétudes : peur de manquer d’énergie, de mal digérer, de ne pas trouver à manger sur place ou de perdre ses repères loin de chez soi. La réponse tient en un mot : anticipation. Une compétition se prépare nutritionnellement bien avant le jour J, en testant les repas, les horaires et les ravitaillements pendant les entraînements, en particulier lors des séances qui ressemblent le plus à l’épreuve. Les jours qui précèdent ne sont pas le moment d’essayer un aliment nouveau, une boisson inconnue ou un changement radical d’habitudes. L’accompagnement en période de compétition vise à vous donner un scénario clair et rassurant, adapté au format de votre épreuve : course d’un matin, match du samedi soir, tournoi sur une journée entière, compétition sur plusieurs jours ou épreuve longue distance.

La semaine qui précède l’échéance

Pendant les derniers jours, l’entraînement diminue généralement, c’est la phase d’affûtage. L’alimentation suit une logique simple : conserver des repas connus et bien tolérés, veiller à une hydratation régulière et, pour les épreuves longues, donner une place un peu plus importante aux féculents les deux ou trois jours précédents afin de bien remplir les réserves. Il ne s’agit pas de se gaver de pâtes la veille au soir, pratique qui alourdit davantage qu’elle n’aide, mais de répartir les apports sur plusieurs repas. On limite souvent les aliments très riches en fibres, les plats inhabituels et les repas trop copieux à l’approche de l’épreuve pour préserver le confort digestif. Le petit-déjeuner du jour J doit avoir été testé à l’entraînement, à la même heure si possible. Je vous aide à écrire ce planning semaine par semaine, avec une liste de courses et quelques idées de repas, afin de vous libérer l’esprit pendant cette période où la concentration doit aller vers l’épreuve elle-même.

La semaine de l’échéance J-7J-6J-5J-4J-3J-2J-1JJ+1 Routine habituelle Repas testés, digestes Jour J Récup aucun aliment nouveau dans les derniers jours
La semaine de compétition se déroule en routine, puis en repas testés et digestes avant le jour J et la récupération.

Tournois, déplacements et journées à plusieurs épreuves

Certaines compétitions imposent plusieurs efforts dans la même journée : tournois de sports collectifs, séries et finales en athlétisme ou en natation, épreuves combinées. Entre deux passages, l’enjeu est de recharger sans alourdir, avec des aliments faciles à digérer adaptés au temps disponible : collations légères si l’écart est court, petit repas simple s’il dépasse quelques heures. Les déplacements ajoutent des contraintes : repas d’hôtel ou de restaurant, aires d’autoroute, horaires décalés, chaleur dans le car ou la voiture. Préparer une glacière ou un sac avec des produits familiers évite de dépendre de ce que l’on trouvera sur place. Pour les compétitions à l’étranger ou dans une région inconnue, quelques précautions d’hygiène alimentaire et d’hydratation limitent le risque de troubles digestifs. En consultation, nous construisons une liste type de votre sac de compétition et des scénarios selon les horaires, de sorte que vous sachiez exactement quoi manger, quand et en quelle quantité, quel que soit le déroulement de la journée.

Jeunes sportifs et compléments alimentaires : la prudence avant tout

Deux sujets demandent une vigilance particulière en nutrition du sportif : l’alimentation des enfants et des adolescents qui pratiquent intensément, et l’usage des compléments alimentaires, largement promus dans les salles et sur internet. Dans les deux cas, la santé passe avant la performance. Un jeune sportif est en pleine croissance, ses besoins sont élevés et une alimentation insuffisante peut avoir des conséquences durables sur sa santé osseuse, sa croissance et son rapport à la nourriture. Les compléments, eux, sont souvent présentés comme des raccourcis alors que la plupart des sportifs n’en ont pas besoin et que certains produits exposent à des risques réels, y compris celui d’un contrôle antidopage positif sans avoir voulu tricher. L’objectif est d’aider chacun à faire des choix éclairés, sans céder à la pression du groupe ni aux promesses marketing.

Nourrir la croissance avant la performance

Chez l’enfant et l’adolescent sportif, la priorité est de couvrir les besoins de croissance en plus de ceux liés à l’entraînement. Cela passe par des repas réguliers, un petit-déjeuner, un goûter adapté les jours de club, des sources de calcium pour la construction osseuse et des aliments riches en fer, un minéral dont les besoins augmentent à l’adolescence, surtout chez les jeunes filles. Aucun régime restrictif ne doit être imposé à un jeune sportif, même dans les disciplines à catégories de poids ou à dimension esthétique, où la pression peut être forte : toute question de poids chez un enfant ou un adolescent se discute avec le pédiatre ou le médecin traitant. Le rôle de la diététicienne est d’accompagner la famille dans l’organisation pratique : repas pris tôt avant un entraînement tardif, collations à glisser dans le sac, récupération après un match du week-end, gestion des journées de tournoi. Je travaille avec les parents et avec le jeune lui-même, pour qu’il comprenne progressivement pourquoi il mange ainsi et devienne autonome.

Compléments alimentaires et risque de dopage involontaire

Les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments et leur mise sur le marché est beaucoup moins encadrée. Des analyses ont montré que certains produits pouvaient contenir des substances non mentionnées sur l’étiquette, dont des substances interdites dans le sport. Pour un sportif licencié soumis aux contrôles, le principe de responsabilité s’applique : la présence d’une substance interdite est sanctionnable, même en cas d’ingestion involontaire. La liste des interdictions est mise à jour chaque année par l’Agence mondiale antidopage, et l’Agence française de lutte contre le dopage fournit des informations aux sportifs. La norme NF V94-001 vise à limiter le risque de contamination, sans le supprimer totalement. Dans la grande majorité des cas, une alimentation adaptée rend les compléments inutiles ; lorsqu’un manque est suspecté, par exemple en fer ou en vitamine D, c’est au médecin de le confirmer par un bilan et de décider d’une éventuelle supplémentation. Je vous aide à faire le tri et à éviter les dépenses et les risques superflus.

Pourquoi associer préparation mentale et nutrition du sportif ?

La performance ne dépend pas uniquement des muscles et de l’assiette : la tête joue un rôle déterminant. Formée à la préparation mentale, je peux compléter l’accompagnement nutritionnel par un travail sur le stress, la confiance, la concentration et les routines, pour les sportifs qui le souhaitent. Les deux domaines sont étroitement liés. Le stress d’avant-compétition coupe l’appétit, perturbe la digestion et pousse parfois à sauter un repas important ; à l’inverse, un plan alimentaire clair et maîtrisé rassure et libère de l’espace mental pour l’épreuve. Beaucoup de sportifs connaissent aussi les grignotages liés à la pression, les repas pris trop vite entre le travail et l’entraînement ou la culpabilité après une compétition ratée. Travailler conjointement sur ces deux plans permet d’aborder la nutrition du sportif de façon plus globale et plus apaisée, en tenant compte de la personne entière, de ses émotions comme de ses besoins physiques, sans jamais se substituer à un suivi psychologique lorsqu’il est nécessaire.

Respirer Routined’avant-match Manger serein
Respiration, routine et assiette se renforcent : un esprit plus calme digère et récupère mieux.

Consulter au cabinet d’Arras ou en visioconférence

Les consultations en nutrition du sportif ont lieu sur rendez-vous, du lundi au samedi, de 8 heures à 19 heures, au cabinet de la rue de la Taillerie dans le centre d’Arras, facilement accessible depuis Saint-Laurent-Blangy, Achicourt, Beaurains, Saint-Nicolas, Dainville, Sainte-Catherine, Tilloy-lès-Mofflaines ou Anzin-Saint-Aubin. La visioconférence permet de poursuivre le suivi pendant les déplacements, les stages ou les périodes chargées. Le bilan diététique complet et les consultations de suivi coûtent chacun 60 euros, pour une durée de 45 minutes à une heure. Les consultations d’une diététicienne libérale ne sont pas remboursées par l’Assurance maladie, mais de nombreuses mutuelles proposent un forfait annuel : une facture vous est remise pour vos démarches, et il est utile de vérifier votre contrat. Le rythme du suivi s’adapte à votre saison, plus rapproché pendant une préparation et plus espacé lorsque les habitudes sont installées. Pour réserver un créneau, il suffit de passer par la page de contact du site.

60euros le bilan complet
60euros la consultation de suivi
6jours de consultation, du lundi au samedi
5fruits et légumes par jour au minimum (PNNS)
Faut-il être compétiteur pour consulter en nutrition du sportif ?

Non. L’accompagnement s’adresse à tous les pratiquants, du loisir à la compétition. Une personne qui court deux fois par semaine, reprend le sport ou souhaite mieux récupérer tire autant profit de conseils adaptés qu’un athlète qui prépare une échéance majeure.

Combien de consultations prévoir pour un suivi sportif ?

Cela dépend de votre objectif et de votre calendrier. Après le bilan, quelques consultations de suivi suffisent souvent à mettre en place une organisation solide, puis des rendez-vous plus espacés permettent d’ajuster avant les périodes clés de la saison.

Les consultations sont-elles remboursées ?

L’Assurance maladie ne rembourse pas les consultations d’une diététicienne libérale. En revanche, de nombreuses mutuelles prévoient un forfait annuel. Une facture vous est remise à chaque séance pour faciliter vos démarches auprès de votre complémentaire santé.

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